Savoir acheter, le guide des étiquettes

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Savoir acheter, le guides des étiquettes est paru chez Flammarion fin 2007, puis en format poche chez Marabout en août 2011.


Le Monde 2/ JP Géné

Savoir acheter, le Guide des étiquettes : indispensable. Ce guide devrait figurer au programme des collèges. Alimentaire, vins, textiles, etc. tout est passé en revue pour faire du lecteur un consommateur averti.

Ouest-France/ Alain Guyot
Le livre qui décode les étiquettes
Alimentaire, cosmétique, vêtements : Marie-Paule Dousset nous donne des clefs pour être mieux informés avant d’aller faire les courses
Vous savez vous, ce qu’est le benzoate de calcium ? Et si l’on vous parle de E 213 ? Alors, vite, jetez un œil aux page 187 et suivantes du livre de Marie-Paule Dousset sur les étiquettes. Sur trente pages, la journaliste dresse le tableau de ces additifs alimentaires, colorants et autres conservateurs… avec leurs caractéristiques et les éventuelles restrictions d’utilisation (par exemple, interdit dans l’agriculture biologique ou déconseillé aux bébés).
Sur les 600 autres pages de ce bouquin, on trouve ce qu’il faut savoir sur les étiquettes de centaines de produits, des biscuits aux crèmes de jour en passant par les chaussures en cuir, le fromage cru et les bouteilles de champagne.
Cette somme est née un beau matin, sur la table du petit-déjeuner. « Je m’étais levée avant tout le monde et pour passer le temps sans trop faire de bruit, je me suis mise à lire les indications d’une boîte de céréales. Je me suis rendue compte que je n’y comprenais rien. » Un déclic. Marie-Paule Dousset se met alors en tête de décortiquer les étiquettes des produits qu’elle consomme. Puis, pour élargir l’étude, elle va récupérer des emballages dans les poubelles de son immeuble parisien. « Mes voisins ont dû me prendre pour une folle mais j’ai accumulé une documentation très fournie. »
Pendant deux ans et demi, elle va poursuivre ce travail de bénédictin, accumulant les interviews et les recherches documentaires, s’usant les yeux sur les sigles et les mots savants, écrits en tout petit ; ou décodant les slogans pompeux de style « fabriqué avec les meilleurs produits ». « Mon but n’est pas de dire ce qui est bien ou ce qui est mal. Mais de donner des clés aux consommateurs qui n’ont pas fait d’étude de chimie ou de marketing, pour qu’ils puissent comprendre ce qu’ils mangent ou se mettent sur la peau. «

Trends/ Belgique
Savoir acheter
Savoir lire une étiquette apprend que même qualifié de 100%, un bloc de foie gras reste un machin reconstitué et permet de se demander si les poulets et les dindes possèdent vraiment des pattes de 6 à 8 kg dont on peut faire des « jambons ». Le chiffre 3 sur une boîte d’œufs signifie qu’ils ont été pondus par des poules encagées à 18 par mètre carré, nourries aux farines. Et de tous les fruits, la pêche et la pomme sont ceux qui contiennent le plus de pesticides. Le mot « façon » autorise toutes les dérives et les ersatz d’aliments doivent évidemment être « enrichis ». A consulter sans modération.

P. TESTARD-VAILLANT
1- UNE MINE D’OR… ET D’HORREURS
S’il existait un « Championnat de France du décorticage des étiquettes », toutes catégories confondues (des produits alimentaires aux produits de beauté, en passant par les vins, les meubles, le cuir…), Marie-Paule Dousset décrocherait la médaille d’or haut la plume. Cette marathonienne du décryptage des entourloupes du marketing a tout lu, tout vu, le doigt pointé sur le détail qui fait mal. Suivez le guide.
2- « % : POURCENTAGE » : CALCULETTE EXIGEE
Dès qu’un produit met en avant un ingrédient quelconque, son pourcentage doit être indiqué. Soit, mais « prenez une « quiche au fromage de chèvre » qui  vous annonce « 30 % de fromage de chèvre », dit Marie-Paule Dousset. En y regardant de près, s’il y a écrit » quiche : 60 % » et « garniture de guiche : 40 % », cela signifie que le fromage se trouve uniquement dans la garniture, qu’il en représente 30 % et ne constitue au total que 12 % de tous les ingrédients du produit. » Morale de l’histoire : ouvrez l’œil avant d’ouvrir le bec.
3- « LABEL AB » : LE SEUL DIPLOME BIO VALABLE
Pour avoir la certitude de consommer un produit 100 % bio, une seule solution : vérifier qu’il porte le logo AB, Demeter ou Nature et Progrès. « Les mentions du genre « bio conçu » ne veulent rien dire », insiste notre Champollion des étiquettes.
4- « AJR » : TRES TRES MOYEN… 
Apprendre que son yaourt préféré « apporte 100 % des AJR (Apports Journaliers recommandés) en calcium », voilà qui rassure. Seul hic, cette norme que l’on boit des yeux n’a aucun sens puisqu’« elle ne prend pas en compte les différences liées à l’âge, au sexe ou au pays, argumente Marie-Paule Dousset. On affiche le pourcentage du calcium recommandé, que ce soit pour un Suédois de 85 ans ou une Grecque de 25 ans en fin de grossesse ! ».
5- CAMEMBERT : MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS
Bien que d’un naturel coulant, le « camembert fabriqué en Normandie » que vous venez d’acheter ne vous paraît pas digne de la pâte molle à croûte fleurie qui, d’habitude, fait trépigner vos papilles ? Normal. Tout vient du mot « fabriqué ». Seul le « camembert de Normandie » est une AOC garantissant que le lait cru qui entre dans sa composition est sorti des mamelles de vaches « made in Normandy ».
6- CONFITURE : C’EST « EXTRA » !
Si vous avez la confiture dans la peau, vérifiez que la mention « extra », synonyme d’au moins 450 g de fruits ou de pulpe de fruit par kilo, et moins d’additifs, figure sur le pot. Sinon, c’est de la confiture ordinaire.
7- « FAÇON » : TOUT EST PERMIS
Une autre ruse des gourous du marketing pour nous faire avaler n’importe quoi. « Façon Chantilly », par exemple, « permet d’utiliser le mot Chantilly, que tout le monde traduit inconsciemment par « crème Chantilly », sans avoir à fabriquer une crème fouettée de 30 % minimum de matière grasse, avec du sucre et éventuellement des matières aromatisantes naturelles », explique Marie-Paule Dousset.
8- « SANS SUCRE » : A PRENDRE AVEC DES PINCETTES
Attention ! « Sans sucre » (au singulier) = sans saccharose (le produit peut donc contenir d’autres formes de glucides : amidon, lactose, fructose…) ; « sans sucres » (au pluriel) = sans aucun glucide. Par ailleurs, « sans sucres » ne veut pas dire « sans  graisses » et réciproquement.
9- « HYPOALLERGENIQUE » : A NE PAS CONFONDRE AVEC ANALLERGENIQUE
Encore un de ces mots pièges qui leurrent l’intuition. Car contrairement aux apparences, « hypoallergénique » ne signifie pas « sans aucun risque d’allergie », mais « dont la composition minimise les risques d’allergie ». Si bien qu’une crème hydratante comme Evian Affinity, « testée pour minimiser les risques d’allergie », comporte des ingrédients dûment catalogués comme allergènes.
10-  « EFFICACITE PROUVEE » : PAR QUI ?
Quand un anticellulite fait le paon en vous promettant « – 5 cm de tour de taille », méfiance ! Zoomez sur les petits caractères qui vous expliquent le pourquoi du comment. « Un produit comme « Roc effet corset » indique : «  ce résultat a été obtenu sur 1 sujet », dit Marie-Paule Dousset. Qu’est-ce qui nous dit que cette veinarde n’était pas au régime sec pendant qu’elle testait la crème ? »

Et aussi (par ordre alphabétique) :

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France 2 : Télématin avec Isabelle Martinet
France 2 : Envoyé spécial
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France 3 : Paris
France 3 : ID’DL à Limoges
LCI : On en parle de Valérie Expert
TF1 : Droit de savoir
France 5 : C’est notre affaire

– Radio :
Europe 1 : Jacques Pradel
Europe 1 : On va s’gêner de Laurent Ruquier
France Inter : Service public d’Isabelle Giordano
France Inter : Nicolas Stufflet
Radio Notre-Dame
Radio Totem
RMC : Jean-Jacques Bourdin

(et toutes nos excuses à ceux qui ont été oubliés…)